Marcel Tabuteau

Letters sent by Marcel Tabuteau to Laila Storch

Commentary in Italics, by Laila Storch

June 29, 1946

Margaree, Nova Scotia C.B.
Saturday, June 29th

Dear Lola,

Many thanks for your letters. I should have acknowledged them sooner but as you know, I have no secretary here and my friends from Philadelphia were so restless I could not find time to write while keeping them company.

I enjoyed your picture of Madame Tabuteau’s take-off on a sister ship of the “Sacred Bull”. I felt I was there in person. You should give up music and become a reporter!

This year the fishing is very very poor, the worst for years. Reason: no snow last winter, and no rain. The rivers are low and so is — Tabuteau.

Since yesterday I have been staying at Rose “Margaree” and I am really scared at the thought of having to be alone most of the summer.

I was happy to hear about the good deal you made with your oboe, you are, indeed, lucky; but…be sure it is a pretty good English horn.

Kindest regards,

Marcel Tabuteau

Summer 1946

Received a cable from Mrs Tabuteau, she was delighted about her trip.

P.S. Just received your last letter, and I am glad you had a nice time in New York and a possible engagement in Kansas City. It will do you good to play English horn.

Although I wrote to you, please send me the questionnaire. I always enjoy it.

Think of me…feeling like a “Sacred Bull”

Marcel Tabuteau

July 29, 1946

July 29. 46

My dear Lola,

For the last three weeks have been suffering of a severe crisis of gout. I received from the Drake my mail some of which I will have to send to you to be taken care of.

No rain. The fishing is still very poor.

How about sending me a couple of nice books. I enjoyed “The Last Time I Saw Paris.”

The weather here is superb… like the French Riviera in the spring. But being here alone, I find the attractions rather boring.

I hope you received the English horn. Now, be careful. Good instruments are rare; and do not let anybody talk you out of one to keep it in exchange of another one. Confidential, you understand! Wait for me to decide.

Do not speak to anyone about Graf. If you go to see him, give him my regards and remind him about what I expect to have ready next September.

I hope the hellish weather of Philadelphia is not too much for you. It must be terrible in the studio! The idea to go back to work gives me nausea!!

Madame Tabuteau was rather upset about conditions in Paris. She is now in the south of France and appears to be more optimistic.

I was advised not to go this summer, but she expects to stay abroad until September.

Cordially, Marcel Tabuteau

P.S. The birthday cards you sent me were enjoyed. The first one came absolutely on time!

August 12, 1946

July 2nd / August 12th

Dear Lola,

Thanks for the books… and the Variations. I wish the theme could interest me as much as it inspires you!

Am still gouty and boring to myself. Please answer for me the enclosed letter and try to hook the job with the theme. All the “very” first-class oboe players I know are already engaged for next season, but could recommend a ‘very’ promising young artist whom to my knowledge would do “very” well if given an opportunity etc. etc.

Try to inquire at the Drake if they received a parcel or bag from France containing oboe cane. If so, tell them to keep it with great care! Also try to see Graf, and tell him to do his best to have the machines and shapes ready for me.

I expect to be back in Philadelphia about the 10th of September. Please have studio in good order!

Cordially,

Marcel Tabuteau

February 3, 1947

 

Letter dictated to Mme Tabuteau by Marcel Tabuteau

Postmarked Philadelphia, Feb 4, 1947

Lola Storch
3700 Baltimore,
Kansas City, Missouri
Lundi 3

Il est dans le fauteuil et j’écris sous sa dictée:

Ma chère Lola

Viens de lire votre lettre et j’ai l’impression que si on met dans contracte que vous jouez 1° hautbois et qu’on vous offre au moins $100 par semaine il serait sage de dire oui. Il vaut mieux affirmer votre expérience; ce qui probablement vous donnera grands avantages pour l’avenir.

Deux étudiants seulement Morris et Martha “are going to graduate” et jusqu’ici je n’ai rien à leur offrir non plus. En ce moment Morris joue dans un theâtre Phila. Petite avertissement – Martha est partie aujourd’hui même à Charleston, South Carolina. Il vaut mieux peut être pour vous, sommuniquer avec le conducteur si la saison à venir vous interesse.

Je rentre d’un concert il est tard. La lettre part unclear word Mes souvenirs et amitiés à votre conducteur Kurtz. Mes compliments. Je trouve que vous vous défendez bien.

À bientôt plus de nouvelles et mes amitiés.

Marcel Tabuteau

Comment va le commerce des anches?

February 18, 1948

Drake envelope addressed by Mme. T

Postmarked Philadelphia, Feb 19, 1948

First half M.T. second half L.A.T.

Lola Storch
3424 Baltimore
Kansas City, Missouri
le 18 fevrier 48

Ma chère Lola,

Tous nos compliments. Voilà ce que nouw pensons. L’essentiel  pour vous est de jouer le premier hautbois. évidement le salaire n’est pas très intéressant mais, cela est secondaire pour le momemt. Donc, nous vous conseillons d’accepter. Ici toujours la même chose, très occupé; vendredi soir premier et unique concert de Max Léon, Madame Tabuteau ira car il y aura au programme Aïda (sur le bords du Nil).

Les anches sont toujours capricieuses et suis éternellement à la recherche de la bonne gouge. Avez vous plus de chance que moi?

À bientôt je l’espère.

Bien cordialement,

Marcel Tabuteau

September 19, 1948

Letter from Tabuteau to Efrem Kurtz  in an envelope addressed to Kurtz  at City Auditorium, Houston (He must have given it to me!) 

September 19th 1948

Dear Mr. Kurtz,

We have just said goodbye to Miss Storch, who is on her way to Houston with such a marvelous oboe that I would like to own myself.

For a few weeks, she has been working with me and I want to tell you that I find the trip to France has been a great inspiration to her, and it shows immensely in her playing.

She is in perfect form and I am sure she will come up to all your expectations. Confidentially, she plays as well as any of the boys I have had.

I know you are very busy, but I would certainly appreciate a little note later in the season to tell me your impressions.

With my best wishes for a happy and successful season .

Very cordially,

Marcel Tabuteau

November 5, 1948

Letter from Tabuteau (addressed by Mme)

November 5th 48

Notre Chère Lola

C’est bien gentil de nous donner des nouvelles et sommes heureux qu’elles soient si bonnes. Madame Tabuteau avait porté l’article du journal pour Miss Hill mais le sus dit était déja affiché en bas.

Je suis rentré de Worcester où j’ai vu Mr. Rankin “à qui vous aviez écrit”  il m’a fait cadeau d’un beau faisan que nous venons de manger. Depuis retour Worcester, je suis en vacances, c’est “l’associate” de Lancie, qui est de service; ce nouveau régime ne me déplait pas de trop, et il va durer encore deux semaines.

Cette nouvelle lumière (can be information) buvière ? de Harry (Truman?) me coûte bien cher les stockes viennent de baisser de cinq “bbbilllions” en deux jours, si cela continue, vous devez bientôt avoir à me “supporter,” better get ready and become famous.

We are anxious to know about the garage, inside and outside. Take pictures; is it safe for a girl, and especially for the “unique instrument”?

December 12, 1948

Letter addressed by Mme. Written by Tabuteau

428 Hathaway
Houston, Texas
Dimanche 12 – 12 – 48

Notre Chère Lola

Pendant que le poulet cuit je me décide d’acuser reception de toutes vos lettres. Vous avez bien fait d’envoyer le blessé chez le docteur, (Moennig) si j’ai le temps demain j’y passerai.

Dans une de vos lettres vous parliez du renouvellement de contract avec le Houston. Naturellement essayez d’obtenir le plus possible puisque il y a de l’argent, mais toujours prudemment et surtout intelligement. Vous êtes sur place et miuex que n’importe qui, vous pouvez juger la situation.

Puisque on vous apprécie me semble que 150 serait un minimum, mais basez vous sur ce que les autres arrivent a obtenir. it faut que le hautbois soit toujours parmi les mieux considérés donc, à ce sujet bonne chance et tenez nous au courant.

Je vais vous envoyez, sans faute, ce qui reste de roseaux gougés sur machine No 1 du debut de la saison. Dernièrement j’ai vu Graf qui m’a remis en état une gouge avec de nouvelles idées, ça a l’air de marcher. Vous me direz ce que vous en pensez.

Tout marche ici normalement. le maestro Ormandy est à Chicago et les guests vont opérer pendant plusieurs semaines.

Nous avons entendu l’orchestre français pas à Phila, nous sommes allés à Atlantic City, il n’ y avait personne mais que c’était beau! comme vous avez pu le constater tout est different de ce que nous faisons mais j’ai été très interessé par le résultat, les strings, vents, tous étaient admirable. Même le hautbois qui expose le contraire de ce que je m’efforce de faire m’a fait grand plaisir.

(Mme continue)

Ma chère Lola,

Le Pingouin était à NY les jours du concert Nationale mais moi j’avais une loge et parmi nos invités Madame Bonade. Après le concert le hautbois Goëtgheluck et Hamelin sont venus pour quelques minutes mais à 3 heures A.M. ils étaient encore là. c’est à dire que nous avons passé une soirée charmante. gigot froid, vin du Rhin et tous les fromages…….le Pingouin a eu l’occasion de les voir et de bavarder avec eux après son retour NY 1 A.M.J’ai trouvé Goëtg—charmant et même presque distingué. Il a poussé la complaisance jusqu’à flirter avec Madame Bonade à la grande joie et bonheur de celle-ci. à Atlantic City, et il pleuvait à torrents, j’ai parlé à votre proprietaire hôtel Paris.

Lundi, demain, c’est Poulenc au Barclay et naturellement j’y vais. Shirley Trepel a donné un recital au foyaer Academie mercredi dernier – le Pingouin a eu la gentilesse d’y aller. Shirley plutôt deprimée, le grand Piatigorgsky absent, le public absent aussi, mais Shirley a bien joué. Voici compte rendu des connaisseurs. Le poulet est non seulement cuit maintenant mais digéré il est minuit. au revoir et écrivez souvent Nous adorons recevoir vos lettres.à bientôt et now affectueuses pensées    Louise A Tabuteau Noël 1948 card of Place de la Concorde Nos meilleurs voeux à notre fille et nous lui souhaitons que 49 soit aussi intéressant que 48.Heureux Noël et nous pensons à vous en ces jours de fête.

Louise André Tabuteau

Marcel Tabuteau (signed) 

November 18, 1949

Letter from Phila postmarked Nov 19, 1949

Mme’s writing Letter is his.

Miss Lola Storch
2214 Dunraven Lane
Houston 19, Texas
le 18 novembre 49

Notre chère Lola

Nous sommes vraiament heureux et fiers d’avoir une fille si gentille et intelligente qui comprend que nous aimons reçevoir des nouvelles, même si nous n’en donnons pas.La traversée du retour fut excellente, rapide, mais la cuisine du bord était infecte type parfait cuisine anglaise! —La vie au quatorzième est toujours la même, bonne table, bon pinard et..–le fameux fauteuil.Du  côtè artistique “it smells as bad as before” if not worse! aujourd’hui un petit vent frais est venu purifier l’air R. Casadesus était des nôtres. Il a joué son concerto et le Liszt No. 2 admirable!

Bien avant votre lettre j’étais au courant du triomph de Lola; de Santis avait écrit et envoyé l’élogieux compte rendu; le “vieux professor” en est fier et ému!! et vous felicite.Je me souviens en effet que le jeune Max Winder est venu me voir au Drake avec sa soeur quelques jours après son arrivée aux Etats Unis; il doit être bien désillusionné, car il avait je crois d’autres espoirs!!Comme vous, nous aussi nous comptons aller en France le printemps prochain mais, nous n’avons pas encore de place!

La surprise dont il s’agit pour La Lèque n’est pas encore officiellement conclue et cela à mon grand regret. si les choses arrangée à Paris avant notre départ, voici ce qui nous attend là bas, vous reconnaissez peut être la propriété c’est celle qu’est au bord de mer (chemin de “la fossé) abimée pendant la guerre. J’ai pris ces photos moi même du jardin de la propriété. Lorsque je recevrais confirmation de mon achat, je vous promets une lettre.Comme toujours les anches sonet récalcitrantes mais on s’en tire. et personne ne se plaint. Je vous enverrai quelques morceaux dernière gouge et cela prochainement.

Bon courage et nos affectueuse pensées.

Marcel Tabuteau

1950

Small Christmas card with kitty cat and holly – no date – possibly 1950

C’est le seul que j’ai trouvé il n’est pas imposant, mais si mignon1 La photo de Saint Michel nous a fait plaisir à tous deux. Encore nos voeux les meilleurs pour Noël et une très heureuse année.

Louise A. Tabuteau

Les anches sont très mauvaises, je travaille comme un fou et pas de bons resultats. I really think it is time for me to quit!

Bonne chance et meilleur voeux.

Marcel Tabuteau         

January 2, 1950

Postmarked Jan 3, 1950

Envelope in Mme’s writing

Lola Storch
2214 Dunraven Lane,
Houston, Texas

(Tabuteau writes)

January 2d. Holy Year (!)

Notre Chère Lola,

Tout est arrivé le matin même de Noël. le télégramme, la grosse boite, tout, en parfait état. Hier, nous avons étieuss??? le petit freezer pingouins, c’est une merveille et certainment nous les emporterons à La Lèque. à propos de La Lèque nous sommes heureux que ce soit définitif, nous voici châtelains. il ne reste plus qu’à aller nous mettre les fesses au soleil! En attendant, je tire ma troisième semaine de vacance, il fait très beau temps et j’en profite pour menir la Cadillac à la mer; malheureusement, je me remets au travail le 9 janvier, orchestre et Curtis le même jour. Je tremble un peu à l’idée.

Nous avons réveillonné isolés du monde avec accompagnement de champagne et caviars. Nous sommes désolés que les birds du Texas soient si coriaces, mais est-ce bien la faute de l’oiseau?!!! Le “old faithful” Otto nous a envoyé un délicieux jambon d’une tendresse toute spéciale! C’est vraiment un bien brave garçon.

La classe de hautbois du Curtis a exprimé le Christmas spirit avec de bonnes bouteilles de Liebfraumilch nous essaierons d’en garder une pour votre retour à Phila. mais ….n’y comptez pas de trop. Merci du livre mais pasresseux comme je le suis, je me le réserve pour l’été prochain. As I feel exhausted my “beloved wife” will go on. Je retrourne—–au fauteuil.J’allais oublier, comment vont les anches?à bientôt de vos nouvelles

Marcel Tabuteau

January 25, 1950

Postmarked Jan 25

Hotel Raleigh stationary

Washington D.C.

(Tabuteau’s writing)

25 janvier

D’abord un grand merci du papa pour les dernières lettres.  Je suis heureux et fier de votre enthousiasme….débordant pour la perfection et la sincerité quand même je suis un peu jaloux du grand Robert (!!)  Casadesus

Il y a quelques semaines, j’ai été invité pas les organisateurs du Bach festival de Prades, France Pyrennes Orientales a jouer le double Concerto violon et oboe sous la direction de Casals. (Avez vous entendu parler de de festival qui se donnera du 1 er au 20 juin?) Je n’attends plus que quelques détails finance pour me décider.

J’ai vu il y a quelques jours le manager à New York Mrs. Thea Dispeker, 35 West 53rd street New York a qui j’ai donné votre nom et adress aprés vous avoir chaleureusement recommandé car il pourrait wu’on ai besoin d’un de mes élèves pour jouer et puis, si je décide de ne pas le faire double concerto Lola pourrait le faire. Vous serez en France vers cette date et certainement cela serait une magnifique expérience pour vous.

La famille devait vous mettre au courant de tout cela, mais lors qu’il s’agit d’écrire, on remet au lendemain le plaisir de donner signe de vie………écrivez donc à cette dame, l’adresse est exacte mais pour l’orthographe du nom renseignez vous Dispeker ou Dispecker? elle sait que de toute façon vous allez en France mais il y aurait certainement un petit cachet et des frais voyage Paris à Prades, aussi le contacte de toutes les étoiles participantes.

Dans une de vos lettres vous nous dites considérer d’aller faire des études musicales en Italie et….pour deux mois. il me semble que vous étre disposée a trop de générosité pour le soleil d’Italie.  il faut, que Lola aille faire un voyage en Italie mais pas pour deux mois.Je ne sais quel temps il fait à Houston ici on suit près de 80° hier et aujourd’hui nouveaux records. Ce soir concert Baltimore et serai libre jusqu’au 13 mars.

Quand finessez vous à Houston? Fragment suis allé New York vendredi. ai vu Mr. Schneider qui doit vous écrire pour officiellement vous inviter pour le festival de Prades. Ne vous alarmez pas si la question argent n’est pas nette (dans sa lettre). Vous recevrez 300 dollars. Pour le renseignement demandé dans votre dernière

A series of articlulations and divisions follows (not possible to know what it refers to minus the actual notes!) 

May 1950

This letter must have been sent to Phila after end of Houston season 

Stationary of Michigan Union

Ann Arbor, Michigan
Vendredi

How sweet of Lola to have sent me a nice letter. Do not be alarmed: someday her oboe will sing as well as she writes. I am convinced she is improving and very soon, she won’t feel anymore like “une de ces petites plants”————–and will have enough “technique” not to try to improve music but let music improve Lola. C’est la tout le secret!

Quand je pense à mes nombreuses gouges je me sens comme le pacha avec toutes ses femmes. He loves them all and yet he does not know which one to play with.

Tell Mack to bind one dozen of each: 2 – 4 – 1 and few on 3.

Aujourd’hui rien à faire, De Santis doit venir me prendre pour Detroit et ce soir nous aurons l’annuel et fameux parti de “Raviolis” avec accompagnement de “regrets” que Lola ne soit pas avec nous.

Marcel Tabuteau

1950

Letter from both on Drake stationary

Lola Storch
Dunraven Lane
Houston, Texas
le 28 janvier

Notre Chère fille,

Nous avons bien reçu toutes vos lettres, nos compliments pour avoir été remarquée par l’incomparable Casadesus.

Je suis encore à me demander pouquoi les roseaux envoyés vous sont arrivés fendus. ceux préparés en même temps pour moi par le jeune Mack étaient en parfait état en voulez-vous d’autres si oui, nous ferons le nécéssaire.

Avez vous entenu parler du festival Bach qui aura lieu à Prades du 1 er au 20 juin (ci joint article à ce sujet que je vous prierai de renvoyer  à Madame Tabuteau.

J’arrive de New York où j’ai vu Mr. Alexander Schneider et j’ai accepté de participer; on m’a demandé de choisir deux hautboïstes pour jouer dans l’orchestre. Sachant que vous serez en France j’ai suggéré votre nom pensant que cela devrait vous interesser. Dans toute l’amérique les musiciens se disputent l’honneur d’aller jouer avec le grand maître Casals. les artistes ne sont pas payer pour leurs services mais on offre 300 dollars pour frais de séjour à Prades.

Mr Alexander Schneider m’avait prié de vous engager et que vous acceptez.informez le aussi de la date de votre départ d’amérique et demandez tous les détails. Toutes les performances seront enregistrées par le Columbia recordings.

J’ai personnellement l’intention de profiter de cette occasion pour faire quelques enregistrements entre autre le Mozart Quartet en fa. Faites nous savoir vos réactions et intentions.

De nouveau je suis en vacances et ne reprendrai le service que le 13 mars. Quand finissez vous à Houston? Le concert traditionnel du Curtis aura lieu le 17 ou le 19 avril. Serez-vous parmi nous? J’essaie de préparer le Capricorne Concerto de Samuel Barber pour flute, oboe, trumpet and strings.

March 17, 1950

Studio
Samedi 17

Dear Lola

Je suis un peu chagriné de constater des petits symptoms de découragements.

1° Il ne faut jamais jouer pour plaire à qui ce soit. Seulement, pour vous.

2° Ne jamais discuter problèmes d’interprétation avec vos collègues, mais jouer avec telle maîtrise et conviction que le plupart de vos antagonistes ne pourront faire mieux que de vous imiter.

P.S. ai repris mon poste. les anches pas trop rebelles et dans un instant vais participer au premier broadcast de la saison.

April 5, 1950

Drake paper

Le 5 avril

Notre chère Lola

Je suppose que vous êtes dans la fièvre des bagages puisque les derniers jours de Houston approchent. Pour le festival vous n’avez qu’a apporter le cor anglais et votre hautbois. Je vais vous faire quelques anches de cor anglais et j’ai du roseau gougé qui devrait faire votre bonheur pour le hautbois.

Avez vous reçu le programme? Vous n’avez plus qu’a vous préparer à travailler car, j’ai bien l’intention de ne jouer que les “obligato” et ceux pas trop difficils; pour le reste vous vous debrouillerez avec Mack. il part en avion le 1 er mai. il sera donc à Prades avant vous.

Avez-vous pensé à votre passeport?

Nos bonnes pensées et à bientôt,

Marcel Tabuteau

April 11, 1950

postmarked April 11, 1950

Studio
Tuesday

My dear Lola,

I am yet very upset from your last-night call. I was so far from the idea that you would have to solve that kind of problem at this time of the season. It is incredible that the manager of your orchestra is in the position of thinking and acting as he does now; as for Maestro Kurtz, I prefer not to make any comment (!) I think Lola should be scolded for not having settled long ago all the details for the season 1950-51. Don’t you have a clause in the contract about being given notice of dismissal x such as 6 weeks before the end of season?

If you could have proof that some of your colleagues have said to the conductor or the manager that they would prefer not to come back to the orchestra next year if you were engaged, I think you could make it interesting for them at the union or in court. This is blackmail (3 x underlined)

But, do not worry too much, I believe all this can and should be arranged. And please, as soon as possible, send us good news. Tell Maestro Kurtz he should have an electric A -440. this would bring an end to unfortunate situation and argument.

Bonnes pensées

Pata (Marcel Tabuteau)

P.S. I saw Casadesus only a few days ago, he told me how well you played, etc; Really I do not understand what is going on regardiung your contract for next season.

Probably 1950

La Coustiéro
La Léque, Par Le Brusc
Var, France

Notre bonne Lola,

Nous avons bien reçu toutes vos lettres, mais comme vous le savez, je n’ai pas de secrétaire Veuillez donc excuser “la famille” Je suis profondement désolé mais il m’est impossible d’arriver avant le 5 juin. Vous et Mack faites le nécessaire.Sommes installés depuis notre arrivée dans le midi à la “Coute Chèro”Merci encore de nous tenir au courant des activités à Prades; J’ai bien reçu la cantate, et sans grand enthousiasme me prépare pour être en forme pour le Festival.

De la famille nos meilleurs pensées.

Bien cordialement, Marcel Tabuteau

November 20, 1951

Postmarked Nov 20, 1951

Hotel John Marshall,
Richmond, Virginia

Lola Storch
3405 Mt. Vernon
Houston Texas
Tuesday 20th

Dear Lola,

As you can imagine, I have been terribly busy and not feeling too well myself.

Last week, when calling at Moennig, I was told you were at some hospital; but at the orchestra, they expected you to start within the next few days. I do hope everything is well with you now and that you do enjoy playing your new oboe.

“La famille” often thinks of you, and the only reason for not receiving news from us is we, rather I should say I, hate to write.

Take a good care of your health. Never mind anything else.

Pata (Marcel Tabuteau)

Any luck with reeds? Here, there is no one left to help me. Rosenblatt enlisted few weeks ago. I tried Kraus, but he is impossible and I decided to do without him. At present I am playing reeds stolen from de Lancie. Let us hear from you.

March 18, 1952

Postmarked Richmond March 18, 1952

From Tabuteau

Hotel John Marshall,
Richmond, Virginia

I know you will be surprised to hear from Pata specially from Richmond. For the last few weeks I have been “reinstated”. Poor De lancie has the same trouble that you had last fall.

We were supposed to sail the 16th of April, at present I do not know what is going to happen.

“La famille” depuis longtemps aurait dû vous écrire. bien souvent nous avons parlé de Lola et pensé à elle, mais “le vieux professeur” devient bien paresseux Quand même il a été très heureux de savoir qu’il a été apprécié en faisant parvenir quelques morceaux, et que a bien marché pour le quatuor de Mozart. J’espère un jour avoir la joie de vous entendre jouer cette oeuvre.

A propos de votre contrat avec Houston. Je crois qu’il est préferable d’accepter. les affaires parait-il ne sont quère brillantes à New York – J’ai personnellement essayé d’intéresser le manager du Detroit, en réponse je n’ai reçu que le traditionnel “pas de femme”

C’est officiel – pas de Casals cette année, Qu’allez vour faire ? – Avec la situation de Lancie nous ne partirons probablement que vers le 15 mai.  ……… (My only salvation is to rely on my desagreement with Sartre philosophy.)

April 29, 1952

Postmarked April 29, 1952

From Tabuteau

c/o American Express
11 Rue Scribe, Paris

The Royal Connaught Hotel,
Hamilton, Ontario, Canada

Dear Lola,

J’espère que le séjour en Angleterre et le pélérinage chez Shakespeare a fait moduler vos pensées vers le vieux professor. Pour le moment il est en action Je ne serais jamais imaginé être en tournée moi qui espérais m’embarquer le 16 avril pour Paris.            Par la “contrbassiste mous avons appris vos émotions du jour de votre départ. Je suis très surpris que de telles “distractions” puissent vous arriver. Enfin tout c’est arrangé.            Bon séjour, soyez heureuse;

Affectueuses pensée

May 26, 1952

Postmarked Paris 26 V (May)

From Tabuteau

69 Rue Nationale
Prades P.O.

Dear Lola,

Depuis huit jours la famille est à Paris. temps superbe. Hier, dimanche je suis allée à Longchamps j’ai seulement faillé gagné!

Bien entendu je suis passé Dubois où comme vous me l’aviez annoncé j’ai trouvé des instruments ils ont l’air bien soigné et il y en a au moins deux qui sont jouables.  le 1 et le ll. Je prendrai le ll vous en aurez donc un de votre choix. C’est bien gentil d’avoir laissé le petit mot chez Dubois et d’avoir écrit de Prades. Vous avez peut-être bien fait de tenir Casals au courant de ce que l‘entourage est capable de faire. J’écrirai au Maître sous peu et lui ferai part de mes impressions à leurs sujet. Néanmoins, l’essentiel pour moi, dest que Lola soit heureuse d’être à Prades. Si le hautbois d’amour ne chanted pas comme vous le désirez, faites en sorte que dubois vous fasse un autre instrument.

Je vais du reste lui en parler. Pour moi les défauts ne viennent pas du corps du bas mais par le haut.

P.S. Je ne suis pas béni par la chance “bacarré” en ce moment. Priez pour moi!(added on front) Ne manquez pas d’écrire à la familee; nous partons pour le midi dans une huitaine. Essayez d’arranger une petite visite avant de retourner en Californie.

Postmarked Oct 23 1952

from Tabuteau

The Sheraton Hotel
Worcester 8
Massachusetts

Laila Storch
3409 Mt. Vernon
Houston Texas
Jeudi

Chère Lola

La famille a bien reçu vos lettres. Nous sommes toujours heureux de recevoir de vos nouvelles.

Sans trop d’adversités me suis remis au travail. J’ai bien trouvé des anches faites par le fidèle Mack. rien de bien fameux. mais quand même précieux, pour un dépannage. Je joue un des instruments faites par Dubois cet été et je dois avouer que je n’ai ai jamais eu autant de facilités a m’en tirer, même avec le pitch!

J’espère que tout marche bien pour Lola, que le hautbois, les anches ne lui donnent pas trop d’ennui. Je pense avoir en ce moment une gouge intéressante et vous enverrai sous peu un échantillon.à l’orchestre on discute en ce moment une tournée possible en Europe. Il est urgent que Lola garde contacte avec le Maître Casals et qu’elle se prépare a jouer  le Festival en cas où je ne puisse le faire. Tout ceci est confidential.

June 29, 1953

Printed on stationary

La Coustiéro
La Lèque, Par Le Brusc
Var, France

Lola Storch
Casals Festival Bureau
Prades, France
le 29 juin

Notre chère Lola,

J’ai reçu aujourd’hui un telégramme de Robert me disant “entendu” Ayez donc l’obligeance de dire à Mr. Rudié de ne pas manquer de passer chez le docteur Budin 6 Rue de Maubeuge. Téléphone Trudaine 32 – 92. pour y prendre le cor anglais. Recommendez lui bien de téléphoner pour annoncer sa visite. cela serait préferable. Comme je lui ai laissé deux hautbois demandez lui de vous (?) en remettre un que Mack pourra m’a apporter lors de sa visite a “Le Coustiéro.”  En grande vitesse nous sommes rentrés et jusqu’à présent le soleil est aussi rare ici qu’à Prades. Mais je suis quand même bien heureux d’être chez moi.

Bon fin de séjour au pied du Canigou. donnez nouvelles et bonnes amitiés de la famille.

Marcel Tabuteau